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Des centres d’incubation à pied d’œuvre: Plusieurs pays Africains donnent le ton

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Les experts sont unanimes pour reconnaitre que, de nos jours, aucun développement durable ne saurait faire fi des grandes possibilités offertes par l’innovation dans tous les secteurs essentiels de la vie socio-économique. De plus en plus, l’Afrique a conscience de cette réalité et porte des initiatives articulées sur la révolution numérique.

Ces dernières années en effet, le continent africain enregistre nombre de centres d’incubation voués à l’accélération de l’innovation au service de la création des emplois, de l’auto-emploi et, d’une manière générale, des richesses.  De ce point de vue, la Meltwater School of Technology (MEST) s’illustre comme un important socle de l’incubation en Afrique de l’Ouest. Basée à Accra au Ghana, cet établissement digital s’impose comme un hub numérique parmi les plus influents qui composent la scène Tech et start-up africaine depuis 2015. MEST est à la fois une école d’informatique, une académie entrepreneuriale et un incubateur de start-ups. Avec l’appui de Meltwater, une multinationale suédoise spécialisée dans l’analyse des données en ligne, il s’agit d’apprendre aux jeunes Ghanéens à coder le plus rapidement possible pour créer des applications mobiles et découvrir les joies et les difficultés tant de l’innovation que de l’entrepreneuriat numérique. Ses objectifs sont centrés sur trois idées-forces, à savoir, l’innovation continue, l’excellence et la quête constante de créativité.

L’Afrique de l’Ouest bouge

Concrètement, les produits de MEST lui font honneur. À titre d’exemples, l’interface de messagerie B2C Dropifi, start-up ghanéenne formée à MEST qui devient en 2013 la première start-up africaine à rejoindre le célèbre accélérateur de la Silicon Valley (500 start-ups), ou encore le service de marketing mobile via SMS NandiMobile, une start-up d’Accra qui, elle aussi, fait des étincelles à San Francisco (USA), en arrivant en tête d’une compétition de start-ups internationales constituées de plus de 100 jeunes pousses concurrentes.  Logé entre le Togo, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, le Ghana avec ses centaines de start-ups numériques impulsées par MEST devrait dès aujourd’hui inspirer l’Afrique francophone, elle aussi en mouvement et confrontée à l’urgence du relèvement des défis de l’innovation numérique et technologique.

Au Sénégal, une sérieuse option est prise pour faire avancer le tissu économique à l’ère des innovations numériques et développer durablement les structures de production des richesses du pays. Dans cet ordre, le Centre d’incubation et de développement des entreprises de femmes et de jeunes (CIDEFJ) appuie des porteurs de projets, les jeunes chefs de micro-petites et moyennes entreprises. Pour réussir ses missions, le CIDEF mène ses activités dans trois axes majeurs : la pré incubation qui s’adresse aux promoteurs d’entreprises ayant des projets innovants et les appuie dans la  transformation de leurs idées de projet en création d’entreprises viables ; l’incubation qui concerne les promoteurs  de micro-petites et moyennes entreprises (M–PME) en phase  de démarrage et les accompagne jusqu’au stade de leur expansion ; et la post-incubation qui soutient  les dirigeants de micro– petites et moyennes entreprises et rend possible l’optimisation  de leurs activités, jusqu’ à la phase de maturation.

Parallèlement à ces initiatives nationales de grande portée, de nouveaux partenariats se développent sur le continent africain entre le secteur privé, les autorités publiques et les communautés locales pour créer les conditions nécessaires afin que les start-ups passent à l’échelle continentale. C’est la logique qui conduit l’opérateur des télécommunications Orange, à soutenir la création de cinq incubateurs en Afrique depuis 2011 : CTIC Dakar au Sénégal, EBENE à Maurice, CIPMEN au Niger, CREATEAM au Mali et SABOUTECH en Guinée. Les incubateurs, les accélérateurs et les fab-labs soutenus par cette activité d’Orange mettent également en place d’autres formes d’appui, comme des fonds de capital-risque, du crowdfunding, des compétitions et des boîtes à outils en ligne. À l’heure des évaluations, les gouvernements de ces États africains retenus ici soulignent le dense frémissement de l’entrepreneuriat jeune dans le stratégique secteur de la nouvelle économie.

Pas d’innovations sans talents

Il semble néanmoins raisonnable de noter que toutes les avancées ainsi engrangées par le continent africain ne pourraient se consolider que si les gouvernements mettent au point de bonnes politiques de formation des ressources humaines de qualité au travers de la création des Écoles d’ingénierie et de la mise en place des plateformes de financement adaptées.

À la tribune de la plateforme des investisseurs et des entrepreneurs en Afrique, « HUB AFRICA 2019 », tenue à Casablanca au Maroc, Ameenah Gurib Fakim, ancienne présidente de la République de Maurice, observait d’ailleurs que l’Afrique génère moins de 2% de la connaissance mondiale et soulignait qu’une économie de la connaissance passe principalement par l’éducation et l’innovation, particulièrement dans un contexte de forte mutation. Nul doute que ces propos placent le développement, l’attractivité et la rétention des talents au centre des grands enjeux de l’innovation en Afrique. La prise de conscience ainsi affichée n’est-elle pas déjà une amorce de solution pour le continent ?

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