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RDC: un plan de trésorerie pour éviter le dérapage des dépenses publiques

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Le Fonds monétaire international (FMI) avait demandé à la République démocratique du Congo (RDC) de faire preuve de plus de réalisme dans ses dépenses. Sur demande de l’institution, le gouvernement congolais vient de publier un plan de trésorerie, un instrument qui devrait lui permettre de rationaliser ses dépenses, après des dérapages en 2019. Loin du budget historiquement haut de onze milliards de dollars, promulgué, il y a deux mois par le président Tshisekedi, ce plan de trésorerie prévoit deux fois moins de recettes ; et, à ce jour, deux fois moins de dépenses. Les ambitions sont–elles revues à la baisse ?

La RDC prévoit de dépenser 5,64 milliards de dollars et le gouvernement pense pouvoir réellement mobiliser 5,4 milliards de recettes. L’écart de quelque 200 millions devrait être comblé par des bons du trésor émis par la Banque centrale. Dépenser uniquement sur base de recettes ou financements engrangés au Trésor, c’est l’un des engagements pris auprès du FMI.

Deux milliards de dollars de financement extérieur

Pour combler son budget de 11 milliards, Kinshasa dit espérer pour 2 milliards de dollars de financement extérieur. Cela amènera au mieux le pays à un budget de 8,2 milliards de dollars. A ce jour, les institutions  ne pourront donc pas assurer 30% des dépenses prévues au budget 2020, ce qui va demander des arbitrages.

Le gouvernement congolais explique ce soudain revirement dans ses projections par une évolution des « circonstances » qui ont « prévalu à l’adoption du budget » peut-on lire dans un document émis par le ministère des Finances.

Évolution des prévisions

Les prévisions pourraient encore évoluer si les recettes explosent dans les régies financières. Pour l’Observatoire de la dépense publique, une ONG congolaise, ce document, publié sur le site du ministère des Finances, devrait ouvrir la voie à une révision de la loi des finances. Cette organisation estime toutefois que les prévisions du gouvernement sont peut-être encore trop optimistes, notamment sur l’appui extérieur.

Il faut dire que cette aide devrait être conditionnée au respect de plusieurs réformes et d’une orthodoxie de gestion, qui sera régulièrement contrôlée par le FMI.

Source RFI

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